Projets
La fondation travaille présentement sur l'élaboration et le suivi de plusieurs projets.
Nous poursuivons nos actions au niveau de l'éducation par la participation à la construction d'écoles incluant les latrines et l'équipement ainsi que le matériel scolaire pour ces écoles. De plus, nous privilégions les projets générateurs de revenus ainsi que le développement des compétences par le soutien à la formation de métiers locaux.
Au Burkina Faso
Mise en place de cantines scolaires
En partenariat avec la fondation Paul Gérin-Lajoie, des cantines scolaires ont été inaugurées en même temps que l'école Wona B, permettant à plus de 600 enfants et à leurs enseignants d'avoir un repas assuré par jour, cinq jours par semaine. C'est souvent, pour ces enfants, le seul repas de la journée. Il est composé de riz au gras ou de riz sauce, ou de haricot ou Niebé avec riz ou couscous, ou de tô avec sauce. Au-delà de l’impact sur la santé d’une alimentation équilibrée et régulière, celle-ci a aussi pour effet d’inciter les écoliers à une présence régulière, renforçant ainsi l’assiduité scolaire. En effet, l’école a enregistré le nombre le plus élevé d’élèves depuis sa création en 1962. Le village de Wona enregistre actuellement le plus haut taux de scolarisation de la région et le plus haut taux de réussite aux examens du Ministère.
Dans le cadre de l’autonomisation de ces cantines scolaires, la fondation SEMAFO a amorcé le démarrage de champs collectifs afin de produire par l’agriculture locale les céréales pour alimenter les cantines. La fondation a fourni la formation, les outils et les engrais nécessaires. Ces cantines ont donc aussi permis de stimuler l’économie locale, d’embaucher et de former 6 cuisinières, et de renforcer la participation de la communauté et des parents à la gestion scolaire. Ce projet est d’une durée minimale de cinq ans. La fondation est à la recherche de partenaires afin de développer et maintenir les cantines dans d'autres villages.
Mise en place de Plateformes multifonctionnelles (PTF)
Une PTF est une infrastructure d’énergie permettant par exemple de moudre les céréales, broyer le karité, décortiquer le riz, de recharger les batteries, de faire de la soudure, etc. En apportant l’énergie au cœur des villages, les PTF permettent aux femmes et aux jeunes filles de se libérer de tâches domestiques qui leur demandent habituellement beaucoup de temps et d’énergie. Elles peuvent ainsi se consacrer aux activités génératrices de revenus ou à l’éducation.
La mise en place de PTF permet non seulement de lutter contre la pauvreté, mais également de s'attaquer aux inégalités de genre en donnant plus de pouvoir aux femmes. Cela a aussi pour effet de dynamiser la croissance économique par la création de petites entreprises, financées par l’intermédiaire d’une structure de micro-crédit avec l’aide de la Fédération des Caisses du Burkina Faso.
Production et transformation de karité
La fondation SEMAFO a financé la construction d'un centre de transformation et de commercialisation des produits à base de karité pour le groupement de femmes Gnogondèmè du village de Yona. Cette construction a été applaudie par la population, les femmes, les autorités locales et des hauts commissaires du Balé et du Mouhoun. Le centre est équipé de tout le matériel nécessaire à la production de savons et de beurre de karité et est électrifié par des plaques solaires. Une formation a été offerte aux femmes de la savonnerie en ce qui a trait aux exigences reliées à la production et l'exportation de savons et de beurre de karité. Le projet a été inauguré le 25 septembre 2010 à Yona.
Afin d’obtenir la certification biologique, un système d’assurance qualité a été mis en place garantissant la traçabilité des produits, l’hygiène et la sécurité alimentaire. L’ensemble des productrices et transformatrices impliquées ont été formées au respect des standards des référentiels de certification CE (Écocert) et NOP (National Organic Program). En appuyant la production d’un beurre de karité certifié et exportable sur le marché international, et sa transformation pour les marchés locaux, la Fondation SEMAFO permet aux femmes productrices de karité de générer d’importants revenus pour leurs familles. Cela contribue énormément à la protection de l’environnement à travers la reconnaissance et la mise en valeur de l’arbre à karité.
Production de sésame
Le sésame est la deuxième plus grande culture d'exportation du Burkina Faso mais il est nécessaire d'améliorer sa qualité pour avoir accès aux marchés du sésame organique et conventionnel de l'Union Européenne. Nous poursuivons ce projet de production de sésame avec 14 villages. Des semences de qualité supérieure leur sont fournies et l'achat de leur production est garanti.
En partenariat avec le Fonds Commun pour les produits de base et les services techniques de l’agriculture, le programme de valorisation du sésame a permis d’équiper et de former les producteurs de 14 villages dans trois communes de la Boucle du Mouhoun, soient Bana, Kona et Pompoï. La formation a porté sur la description physique de la plante, les exigences écologiques de sa culture, la planification, la récolte et la conservation du sésame. La fondation apporte également un soutien aux agriculteurs pour la commercialisation du produit afin de s’assurer du meilleur prix au kilogramme. Le projet a engendré des revenus de 150 000 $ pour sa première année.
Prévention du cancer du col de l’utérus.
Le cancer du col de l’utérus contribue de façon importante à la mortalité féminine au Burkina Faso en plus de causer des dommages collatéraux à la famille et à la communauté de la femme atteinte. Il se classe au 2e rang parmi les cancers les plus fréquemment diagnostiqués chez la femme au Burkina Faso incluant les femmes âgées entre 15 et 44 ans et est la cause première de mortalité due à un cancer parmi les femmes.
La fondation s’est engagée avec la SOGC (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada) et la SOGOB (Société de Gynécologie et d’Obstétrique du Burkina Faso) à contribuer aux efforts du Burkina Faso afin de réduire la maladie et la mortalité causée par le cancer du col de l’utérus.
- Former des médecins, infirmières, accoucheurs et maïeuticiens au dépistage.
- Former des médecins au traitement des femmes porteuses de lésions précancéreuses du col de l’utérus et les cancers invasifs.
- Informer et éduquer les femmes sur le cancer du col de l’utérus et le comportement préventif.
- Déposer une politique nationale en matières de lutte contre le cancer du col afin que le contenu de la formation approprié soit inclus dans le curriculum des professionnels de la santé et que le dépistage préventif soit incorporé dans les soins de santé primaires.
- Mettre en place une plateforme de discussion et de revendication pour l’inclusion des vaccins contre le VPH dans la stratégie de prévention de cancer du col de l’utérus.
Au Niger
Production de paprika
Le projet s’adresse particulièrement aux femmes et permettra de produire et de transformer le paprika de façon optimale et dans les meilleures conditions. Ce projet contribuera, à la réduction de la pauvreté, par la création de nouveaux emplois, à diversifier et améliorer les sources les revenus, à renforcer les compétences des acteurs de la chaîne et à appuyer les activités de transformation et de commercialisation du paprika.
Guinée
Les projets pour la Guinée sont interrompus pour le moment.


